La naissance de MINI

Le 11 Décembre 2025 à 19h45 La naissance de MINI

1956. Le colonel Nasser nationalise le canal de Suez. Du jour au lendemain, cette artère vitale du commerce mondial devient un goulot d’étranglement. L’or noir se raréfie. Sur le marché automobile, la consommation devient reine. Les regards se tournent vers les microcars : Messerschmitt, BMW Isetta, Heinkel Kabine… Des puces motorisées, surtout allemandes, qui s’arrachent bien au-delà des rêves les plus fous de leurs créateurs.

 
1957. En Italie, Dante Giacosa frappe un grand coup avec la FIAT 500 : compacte, économique… mais capable d’emmener quatre passagers. Un exploit dans moins de trois mètres.
 
Pendant ce temps, en Angleterre, un défi fou germe dans les bureaux de la British Motor Company : quatre personnes, 3,02 mètres, et un budget serré. La mission est confiée à Alec Issigonis, déjà père de la Morris Minor. Liberté totale, sauf une règle : « Choisissez n’importe quel moteur… mais uniquement dans notre catalogue. »
 
Issigonis ose tout. Des roues de 10 pouces au lieu de 14. Pas de suspension classique, mais l’ingéniosité d’Alex Moulton : des cônes en caoutchouc, compacts et durs à mesure qu’ils se compriment. Résultat : un poids plume de 600 kg à peine.
 
Et surtout… la révolution. Moteur transversal, traction avant. Une architecture inédite qui deviendra, avec le temps, la norme mondiale. Pour gagner de la place, il monte le bloc A35 directement sur la boîte 4 vitesses, diminue la cylindrée, garde le punch, et évite de transformer la voiture en bolide incontrôlable.
 
220 jours plus tard, la voiture est prête. Petite dehors, grande dedans. Agile, économe, sûre. Un nouveau standard est né.
 
Vous l’avez deviné : la MINI.
 
Vous rêvez d’une MINI ? Parlons-en.